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viernes, 09 octubre 2026

Hazara Blues, Paris - Téhéran – Kaboul

Hazara Blues.jpgEsta historieta presenta la vida de Reza, un joven afgano de la etnia hazara, desde su infancia hasta su llegada a Francia como refugiado tras una experiencia en Irán a donde emigró con sus padres y hermanos.

En Afganistán, los hazaras son una minoría chiita reprimida por los sunitas. En Irán, siendo un país chiita, la familia de Reza esperaba una mejor acogida, pero allí también son mal vistos y el racismo los excluye. El joven logra el estatuto de refugiado en Francia y funda una familia.

La historia está bien contada y dibujada. Los colores indican el ambiente de cada secuencia: rojo para las entrevistas con el servicio de inmigración, azul para los diálogos con el dibujante y así cada color va dando ritmo al relato. El rojo, negro y verde son los colores de la bandera de Afganistán. Además, los detalles de las ilustraciones acompañan el relato de una forma muy original.

Este libro ganó el premio Arouet 2026 del Festival de contrebande dessinée de Ferney-Voltaire. Estuvimos en la presentación, pues Reza es amigo de nuestro hijo Diego quien nos pasó la información. Muy bien merecido premio. Reza pudiera pasar por latinoamericano por su aspecto. La vida de los inmigrantes es muy difícil. La de Reza tiene un final feliz siendo el cine su salvación, pero son muchos miles los que mueren en el intento de llegar a un país democrático que los reciba y proteja.

Hazara Blues, Paris - Téhéran – Kaboul,
Reza Sahibdad (Auteur) Yann Damezin (Dessinateur)

Quand il arrive en France à 28 ans, Reza comprend qu’il doit apprendre par cœur sa date de naissance, car c’est vital si l’on veut s’insérer de ce côté du monde. Né en 1980 à Mashhad en Iran, il est en réalité afghan car il appartient à l’ethnie Hazara, paria en Iran comme en Afghanistan. Enfant, il comprend vite que lui et les siens ne sont pas les bienvenus, qu’on n’aime pas son petit nez et ses yeux en amande. La maîtresse l’oblige à déclarer devant toute la classe qu’il est afghan, et en rentrant de l’école, il peut lire sur des affiches dans la rue « Ce pays est beau mais ce n’est pas le vôtre ».

À 10 ans, il commence à travailler et il accompagne sa mère rendre visite dans les geôles du pays à son frère, prisonnier politique. En grandissant, il découvre le cinéma en achetant des cassettes VHS sur le marché noir, qu’il cache sous son manteau. À 26 ans, après être tombé dans l’opium, il se déguise en imam pour échapper aux contrôles de police et suivre à Téhéran les cours d’un grand réalisateur. Aussi, quand il est invité au Vatican pour y recevoir un prix pour son premier film, il fait une promesse à son frère. Ne jamais revenir dans un pays où on risque sa vie pour être né Hazara.

Commence alors un parcours migratoire semé d’embûches, entre les campements dans le quartier de Stalingrad à Paris et la demande d’asile politique … avec toujours, l’amour du cinéma en toile de fond.

https://editions-sarbacane.com/bd/hazara-blues