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domingo, 22 mayo 2016

Burundanga

 

Burundanga.jpgVi esta pieza de teatro en Bogotá, pero por diversas ocupaciones, no había tenido tiempo de dar mis impresiones aquí. Es una comedia divertida donde el uso de la burundanga, famosa sustancia que hace perder la voluntad a quien la toma, se descubren secretos insólitos entre un grupo de amigos y conocidos. Los actores son muy buenos, en especial Paula Estrada, que tuve la oportunidad de ver el año pasado en la pieza Entre telones. Da gusto ver las salas de teatro llenas de espectadores. Durante el festival iberoamericano de teatro de Bogotá, estuve viajando fuera de la capital y no pude ver otras obras. El programa se veía interesante. El Teatro Libre de Chapinero queda situado en lo que fue una sala de cine de cuyo nombre no me acuerdo.

 Burundanga: La historia gira alrededor de Berta, el personaje principal que representa a una joven estudiante. Ella está embarazada de Manuel, su novio, pero todavía no se ha atrevido a decírselo. No sabe qué hacer… ni siquiera sabe si su novio realmente la quiere. Silvia, su compañera de piso, le ofrece la solución: la droga de la verdad – burundanga, una sustancia que hace perder la voluntad a quien la toma y provoca la sinceridad más auténtica. Si se la administra a Manuel podrá saber la verdad sobre todo aquello que desee. Berta finalmente lo hace, le da la droga a su novio y descubre no sólo lo que pretendía averiguar si no otra verdad mucho más inesperada que hace estallar un enredo de consecuencias imprevisibles…

Dirección: Javier Méndez
Género: Comedia
País: Colombia
Funciones: Del 15 de abril hasta el 1 de mayo
Sala: Teatro Libre Chapinero, Calle 62 #9-65

https://www.facebook.com/Casanovas-Producciones-721104281...

http://www.eltiempo.com/entretenimiento/arte-y-teatro/tem...

 

15:15 Anotado en Espectáculos, Teatro | Permalink | Comentarios (0) | Tags: comedia, bogotá

lunes, 14 marzo 2016

Averse à la Carrera 15

Childe_Hassam_-_Une_averse.jpgC’était comme un mirage, comme un retour au XIX siècle à Paris. Il pleuvait à cordes, nous roulions sur la Carrera 15 avant la Calle 92 à Bogotá vers 21 heures. La chaussée brillait, sous une très forte pluie, des grosses flaques d'eau se remplissaient des deux côtés de la chaussée pendant que les voitures et les piétons essayions de les éviter. Une ombre justement du côté gauche semblait surgir de nul part. Je m'approche en faisant attention de ne pas renverser un éventuel piéton imprudent qui sauterait tout d'un coup. Les lumières des voitures détachèrent enfin cette présence mystérieuse.

C'était un homme qui tirait en contre-sens sa charrette pleine de cartons, de bouteilles, de cannettes vides et d'autres choses encore toutes à recycler. Il avait mis une sorte de bâche pour protéger son trésor ramassé pendant sa journée de travail. Il portait un imperméable avec capuche ainsi que des bottes en caoutchouc pour percer le rideau de pluie. Il tirait sa carriole entre les flaques et se dirigeait je ne sait pas où. Ma voiture l’a dépassé mais son image est restée gravée dans ma mémoire.

Ce n'est pas la première fois que je voyais quelqu'un en train de pousser ou tirer des déchets, mais cette image m'a rappelé ce fameux tableau impressionniste « Averse rue Bonaparte » de Frederick Childe Hassam, un peintre Étasunien du XIXe-XXe siècles. En rentrant dans son pays il a changé les sujets difficiles, comme celui-ci, pour des images plus commerciales des femmes et enfants bien habillés, au soleil, à la plage ; images d'un monde idéal, joyeux, sans pauvreté ni problèmes. C'était le même type de tableaux qui ont fait la renommée du peintre espagnol Sorolla.

J'aurais voulu photographier ce recycleur Bogotanais, je n'avais pas ma caméra ni le temps, car je conduisais. Peut-être que les gens d'ici ne les voient plus, car ils font partie du paysage, ils sont devenus transparents et pourtant ils font un travail énorme pour nettoyer la ville où des millions d'habitants consomment et jettent pour que d'autres ramassent.

Je rêve d'un monde plus solidaire et écologique où ces métiers inhumains n'existeraient plus, comme ces hommes de la Volga qui halaient les bateaux et que j'espère n'existent plus sur Terre.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Childe_Hassam

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Childe_Hassam_-_U...

lunes, 06 abril 2015

Tenjo, à deux pas de Bogota

colombia,campo,bogotá

Bogotá a tellement grandi qu’elle a englouti des villes voisines devenues maintenant des mairies d’arrondissement. Il y en a 19, mais le nombre va certainement grandir lorsque Soacha et Cota par exemple seront à leur tour absorbées.

À une trentaine de kilomètres d’ici se trouve la municipalité de Tenjo. C’est un vieux village agricole qui est en train de devenir une cité dortoir de la capital car il est tout près, mais encore à la campagne.

En tout cas, il a sa campagne agricole, mais beaucoup de maisons en construction, et pas mal d’écoles primaires et secondaires privées qui se sont installées au sein de cette bourgade.

colombia,campo,bogotáNous avons mangé dans un joli restaurant campagnard, La Granja, qui a le chic d’avoir des activités ludiques pour les enfants : il y a des ateliers de marionnettes, de maquillage, de peinture, de menuiserie, de modelage, etc. Ils ont un mini zoo d’animaux domestiques pour que les enfants citadins puissent connaître des ânes, chevaux, poules, canards, lapins, cochons d’Inde, lamas, autruches, moutons, chèvres et d’autres bêtes encore.

colombia,campo,bogotáLe restaurant est bon avec une carte bien remplie. La décoration est très originale et tourne autour du monde animal. Nous avons vu des papillons, libellules, girafes, abeilles et autres formes en fer forgée en récupérant des objets anciens, comme par exemple des machines à écrire, des vélos, des machines à coudre.

Ce week-end de Pâques il n’y avait pas beaucoup de monde car les Bogotanais ont quitté la ville. C’est en effet un des rares longs week-ends de l’année grâce au jeudi et vendredi saints qui sont fériés. En fait depuis quelques années déjà les jours fériés sont déplacés au lundi suivant pour éviter les ponts, sauf quelques fêtes importantes comme Noël, le jour de l’an, Pâques et la fête nationale de la Colombie.

La route était bonne ; c’était notre première sortie de la capitale en conduisant une voiture en Colombie depuis des décennies. Peut-être que je vais essayer d’autres sorties en voiture, par exemple à Ibagué, et pourquoi pas aller jusqu’à la mer des Caraïbes.