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domingo, 19 enero 2020

Rebobinar

NV-IMP1015.JPGEsa noche, los niños estábamos jugando en la calle como en todas las vacaciones. Probablemente estábamos jugando como siempre al escondite o al fútbol. Uno de nosotros nos dijo que miráramos por la ventana de la casa de un vecino. En la sala, todos estaban reunidos para ver, en la penumbra, la proyección de una película de celuloide que el padre de la familia había filmado durante un paseo. Había imágenes de un tren que cruzaba el campo. Era un tren a vapor que, en aquellos años, seguía circulando por la carrilera desde Bogotá hasta Ibagué.

Una vez viajé en uno igual de Bogotá a Medellín con mi padre, que era jubilado de los Ferrocarriles Nacionales. Recuerdo el típico sonido, el olor y el movimiento de los vagones. Fue un viaje muy largo en asientos no muy cómodos a una velocidad bastante baja subiendo y bajando las montañas andinas.

Cuando nos vieron desde adentro mirando por la ventana, nos invitaron a entrar. Todos entramos y nos sentamos en el suelo. Era una película muda, pero en color. Reconocimos a las personas que aparecían en ella, porque eran todos de la misma familia Guzmán.

Lo mejor fue que el padre rebobinó la película para guardarla y la vimos proyectada al revés. La gente caminaba hacia atrás y el tren, en vez de escupir el vapor por la chimenea, se lo tragaba. Todos nos reíamos a carcajadas. Aceptó proyectarla varias veces así hasta que nos cansamos. Me dan ganas de volver a reír.

18:07 Anotado en Recuerdos | Permalink | Comentarios (0) | Tags: infancia, trenes, cine

sábado, 28 julio 2018

Grandpa and grandchild

NV-IMP1003.jpgOnce upon a time Leon, who is almost two years old, but does not know it, and his grandfather, who has many more years and knows it very well, used to go to the park to play (before lunch or after the nap).

Leon likes sequences and loops. They always collect leaves along the way, go to the slides and swings, pick up stones, sticks or sand in a bucket with a shovel and rake.

He no longer takes out his plush rabbit, since one day he lost it and Dad had to go and look for him so the child could sleep. Luckily he found it! Now the plush rabbit awaits him at home very quiet.

Leon likes big trees with fat roots that stand out. He stops on them, hits the trunk with a pebble as if it were a door, jumps from the roots to the lawn and gives a couple of turns to the tree while speaking in his baby language. He repeats it several times until something different catches his attention.

In the park there is a corner with chickens, ducks and goats. Leon knows the noise that those animals make as well as others like the cows, horses, donkeys, cats and dogs.

For him to accept going home, his grandfather has to be very clever to convince him because Leon would like to stay there all day. For instance, on the way home, Grandpa gives him one or two cookies so he can forget the park while sitting in his stroller.

The routine changes a little each day with a different park or tree or children, but Leon always enjoys those walks.

And if the story does not seem to you too long, we will tell it again and again. Once upon a time...

sábado, 18 febrero 2017

Madeleines

NV-IMP975.jpgCes jours-ci ma madeleine de Proust a été un calado, une sorte de biscotte bien d'ici qui m'a ramené en enfance. La forme et le goût sont les mêmes qu'à l'époque où ma mère en achetait ou mon grand-père nous demandait d'en acheter chez le boulanger du coin dans le quartier Interlaken d'Ibagué. Il fallait prendre une boite métallique de couleur verte spéciale pour le pain. Il y en avait trois ou quatre de dimensions différentes : une pour le sel, une autre pour le sucre, une autre pour la farine, celle pour le pain et je ne sais plus quoi encore. Elles étaient dans une étagère de la réserve. J'allais tout seul ou avec un frère ou une sœur. Parfois la boite tombait par terre à l'allée, car au retour on faisait très attention de bien la tenir. Des fois on arrivait avant la sortie du four et il fallait attendre ou bien le boulanger nous disait que bien qu'étant déjà sorti, il fallait patienter pour je ne sais pas quelle raison mystérieuse. Il nous donnait toujours des instructions pour ne pas mélanger à la maison les calados et les autres pains frais, car il disait que dans ce cas là, les calados ramolliraient et le pain frais s'endurcirait. Je me souviens que l'on aimait tremper les calados dans le chocolat chaud au petit-déjeuner. Mon grand-père achetait aussi du pain sucré appelé mojicón que l'on préférait par dessus tout. Avec l'âge apprécie de moins en moins le sucré. Il y a deux ou trois ans, j'ai réessayé de goûter une Pony Malta que j'aimais boire à la récré ou bien une boisson gazeuse à l'orange Naranja Postobón accompagnée d'une part gâteau fourré au chocolat Chocorramo, mais maintenant c'était trop sucré pour moi ! Ce calado m'a aussi rappelé la ville où j'ai grandi, les enfants avec lesquels on jouait, l'école. C'est quand même fou...

 

15:49 Anotado en Recuerdos | Permalink | Comentarios (0) | Tags: gusto, infancia, sabores