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lunes, 28 marzo 2016

Âme de tango

NV-IMP946.JPGLa fièvre du tango me revient de temps en temps. Pas comme il y a une quinzaine d'années, mais quand même. Cette fois c'était des cours de tango offerts par l'association d'anciens élèves de mon université, Universidad de los Andes. Nous avons suivi deux heures de cours par semaine, le soir, pendant six vendredis. Les profs étaient des bons danseurs Colombiens. Le groupe était sympa, une vingtaine de couples de tous âges. Nous ne connaissions personne. Une bonne occasion de rencontrer des nouvelles têtes. À part nous et un ou deux autres couples, c'étaient des débutants. Il y a eu quelques personnes qui ont abandonné en route ou qui ne sont pas venus toutes les semaines.

Les samedis matins il y avait aussi des cours de salsa, mais nous avions déjà d'autres cours en même temps (céramique pour Coni et Art et littérature pour moi). De toute manière ça aurait été trop.

Il nous a fallu d'abord acheter des chaussures, ce qui n'a pas été évident ; la plupart du temps c'était des chaussures avec des semelles en caoutchouc. Nous avons dû aller au quartier Restrepo (où l'on trouve les spécialistes des chaussures) pour trouver les meilleures, mais après, nous avons dû faire mettre des semelles 100% en cuir plus adaptées.

Ça ne fait pas de mal de revoir les bases du tango argentin. On s'est vu dans les efforts des autres en train d'apprendre à marcher en avant et en arrière, à tenir l'équilibre, à guider, etc. comme à la fin du XXe siècle nous commencions à maîtriser cette belle danse.

Nous avons reconnu quelques pas que Mariela, une prof Argentine de Genève, nous avait appris il y a bien longtemps. Tout comme elle, cette fois il n'y avait qu'un seul prof par cours, un homme. Le prof du premier cours n'a pas pu venir aux suivants car il avait un spectacle de tango, Rayuela. Celui qui l'a remplacé est venu lors du dernier cours avec sa cavalière de tango, une jolie Colombienne qui danse très bien mais qui ne vit pas de la danse. Elle a une entreprise d'importation de tissus.

Ils étaient beaux à la fin du cours lorsqu'ils ont résumé les pas appris en tango, milonga et même salsa. Maintenant il va falloir aller aux milongas de Bogotá. Parait-il qu'il y en a des bonnes. On nous a parlé de l'école Alma de Tango dans le quartier de Galerías qui en plus de cours de danse (tango et autres danses latines) organise des milongas.

03:59 Anotado en Música, Viajes | Permalink | Comentarios (0) | Tags: colombia, tango, clases

lunes, 22 febrero 2016

Jour de marché

NV-IMP943.jpg

Il faisait plus chaud et humide que d'habitude. Le soleil tapait fort à la verticale de mon chapeau de paille. Dans la place principale du village deux policiers fouillaient deux hommes qui n'avait pas l'air plus louches que d'autres qui les regardaient. Avant d'arriver au distributeur de billets, on entendait le bip bip de la machine qui ne voulait pas donner plus d'argent, car elle était en panne.

De retour par la place principale, ni les policiers ni les hommes fouillés n'étaient plus là. Le grand fromager centenaire ne donnait pas assez d'ombre par manque de feuillage, mais un peu plus loin sous des arbres plus généreux les gens assis sur des bancs publics buvaient des boissons fraîches pour se désaltérer.

Au coin de la rue un vendeur de chontaduros, le fruit d'un palmier, offrait sa marchandise sous un grand parasol. (Je n'aime pas ce fruit.) Nous en avons acheté trois déjà cuits. Le bruit augmentait lorsque l'on s'approchait du marché. C'était très animé. Les magasins ouverts, les bars plein d'hommes en train de boire de la bière, la musique mexicaine trop forte envahissait nos oreilles (rancheras avec des paroles sur des chagrins d'amour, des guitares, violons, trompettes ou accordéon).

Un jeune homme torse nu, sans chaussures, et sale discutait avec une femme qui lui criait dessus. Les gens observaient plutôt souriants. La femme était saoule, on m'a dit que c'était sa mère qui passe les journées à boire dans ce bar. Le fils est un petit voleur sans cerveau. Nous ne nous sommes pas arrêtés. Leur dispute continuait derrière nous.

Plus tard dans l'après-midi, en sortant de la maison pour aller manger des gâteaux fameux à un village à une demi-heure de route, je vois passer en courant le jeune homme de midi qui regardait en arrière dans sa course. Il entre dans une maison plus loin. On dirait que tout le village regardait la scène amusé. Derrière lui est apparu sa mère qui courait à toute allure pour le rattraper. Un troisième personnage que je n'avait pas vu auparavant courait derrière les deux. Ils sont entrés dans la même maison.

Il y avait une tension dans l'air. Je m'attendais à des tirs de pistolet ou à les voir sortir blessés de la maison. En fait le premier jeune homme est en effet sorti en courant de nouveau et sa mère et le troisième jeune derrière lui. Les gens s'amusaient de voir la scène. Nous n'avions pas envie de rigoler.

De retour, le village était plus calme. La pluie avait rendu la température plus supportable. Les soûlards étaient rentré chez eux. On nous a raconté que des volants avaient été distribués clandestinement avec un message menaçant contre les soûlards, les vagabonds, les drogués et les inoccupés qui étaient en train de rendre invivable le village.

Pendant plusieurs semaines la paix est revenue. Certains disaient que c'était la police qui avait fait circuler le message. D'autres que c'était la guerrilla. Personne ne sait que c'est moi qui, fatigué de tout ce bacarme, ai photocopié et fait distribuer en secret un vieux papier que l'on m'a mis sous ma porte d'entrée l'année dernière dans des circonstances similaires. J'espère que cette fois la tranquilité durera plus d'un an.

jueves, 04 febrero 2016

Les voitures

NV-IMP942.jpgCette fois c'était plus facile de prendre le volant. Je n'ai pas perdu les reflets acquis lors du dernier voyage. Le problème c'était la voiture que par manque d'usage avait la batterie à plat. Même en la faisant démarrer avec des câbles et en la laissant tourner presque une heure, la charge ne tenait pas. Il a fallu une nuit de charge lente pour réveiller la fée l'électricité.

Une révision générale était nécessaire pour prendre la route et descendre à la « Terre chaude ». (Il fait trop chaud cette année à cause du phénomène du Niño.) L'année dernière j'ai utilisé GoogleMaps de mon téléphone pour trouver mon chemin, mais ce n'était pas fiable ni précis. Je me suis donc décidé à acheter un vrai GPS. Après quelques recherches, j'ai trouvé un magasin Garmin qui m'a dépanné. C'est quand même plus pratique comme ça !

La circulation alternée est toujours appliquée dans les grandes villes. À Bogota les jours pairs, de lundi à vendredi, les voitures qui ont un numéro d'immatriculation pair ne peuvent pas circuler aux heures de pointe, soit de 6h à 8h30 ni de 15h à 19h30. Le problème est que je me suis trompé en pensant que c'était le contraire et un jour pair en pleine plage horaire de «pico y placa» (interdiction de circuler), je me suis retrouvé avec ma voiture à numéro pair face à des policiers qui ne voulaient pas comprendre que j'habite à l'étranger et que je n'étais pas bien au courant des règles. J'attends l'amende. Paraît-il que si je suis un cours de sensibilisation routière, je pourrais avoir une réduction sur le montant à payer.

Quitter Bogota est toujours difficile aux heures de pointe. En partant à 8h45 du matin un mercredi depuis le nord de la ville, il m'a fallu deux heures pour arriver au premier péage au sud. Un cauchemar. Après tout s'est bien passé jusqu'au moment où un accident de la circulation nous a fait attendre facilement 30 minutes près de Melgar, le temps qu'ils dégagent la route.

Le parcours des 406 km jusqu'à Gigante, chez ma belle-mère, nous a pris toute la journée. Arrivée à 19h après deux pause repas et repos.

Ici comme ailleurs, les voitures perdent très vite la valeur. Acheter et garder une voiture longtemps n'est pas une bonne affaire, sauf si c'est une voiture de luxe ou de collection. J'ai eu l'idée de me renseigner sur la possibilité d'acheter une nouvelle voiture en leasing en donnant la vieille comme apport. Aujourd'hui je suis allé chez un concessionnaire Renault où l'on m'a proposé une Sandero automatique bien équipée pour 42 millions de pesos après réductions, soit 12000 euros. Avec la reprise, il faudrait un crédit LOA de 8000 euros. On verra bien si ça vaut la peine. Le pire est que cette nouvelle voiture vient avec un GPS incorporé et celui que nous avons acheté serait de trop. (GPS à vendre pas cher.)

De toute façon les voitures pour moi sont des utilitaires. Je ne cherche pas à me faire remarquer ni montrer je ne sais pas quelle richesse. Ici la voiture est encore considérée comme un luxe et un signe de bien-être.